La saison s’apprête à changer, c’est le signal qu’astrologiquement, le Soleil traverse un signe mutable et avec lui notre conscience aussi.

C’est la saison du signe des Poissons. Dans l’hémisphère nord le Printemps va nous éveiller à nouveau à l’expression de la vie et dans le sud, l’Automne berce déjà les corps fatigués en recherche de repos.

Un signe mutable est un signe qui nous apprend la nature même de la vie — l’adaptabilité —. Tout ce qui va naitre devra parcourir un cheminement d’adaptation dans la matière pour accomplir son destin physique. 

En Poissons, l’axe Vierge/Poissons s’ouvre à nous. Désincarner (Poissons) pour s’incarner (Vierge) à nouveau.
C’est la fin de la roue zodiacale et pourtant ce n’est qu’une étape dans un chemin qui ne s’arrête jamais et, probablement, ne s’arrêtera pas avec le souffle non plus…

En Poissons nous touchons à l’infini, mais malgré cela nous pouvons parfois nous sentir si petits, si insignifiants face à l’immensité de tout ce qui ne pourra pas être compris, car ce sera le cas… entrer dans un chemin de recherche de vérité mène, si on s’ouvre totalement, à percevoir qu’il n’y a rien que l’on va trouver dans notre monde matière qui réussisse à nous emplir définitivement.

Notre incarnation est, en partie, un chemin de pratique, de recommencements, répétitions et émerveillements aussi.

Et devant l’énergie archétypale des Poissons nous avons besoin de développer notre humilité et d’être en révérence face à la vie ; pour ce qu’elle nous donne, mais aussi pour ce que nous pouvons faire pour elle.

En Poissons, on est tout et on n’est rien à la fois, mais le rien et le vide sont aussi des formes d’existence. Ce n’est pas parce que nous sommes incapables de les concevoir que ces dynamiques n’en sont pas des formes qui donneront naissance plus tard à une réalité perceptible.

Avec Neptune, qui gouverne le signe des Poissons, nous sommes présentés au tourbillon de la transcendance. Être à la fois incarné, mais être aussi une expression de la Source. Être la Source. 

             © aerroscape

Et dans notre cheminement terrestre, nous avons le sentiment d’en être si loin, si petits, si insignifiants, si séparés de cette Source. Tout cela parce que nous voulons uniquement croire qu’à ce que nos sens nous donnent à percevoir. Oubliant que les ondes vibratoires, que des mécaniques quantiques et bien d’autres encore sont à l’œuvre pour nous conduire à une perception autre que celles proposées par le contenant de l’âme.

Toute la difficulté se situe ensuite à être présent tout en étant ailleurs. Comment faire cohabiter l’incommensurable avec le limité. En Poissons, cette énergie archétypale de vastitude cherche à prendre forme en traversant la matière, la conscience et le corps.

C’est pour cela que l’énergie des Poissons nous amène à côtoyer autant l’extase que le désespoir, l’enchantement que la désillusion, le divin que le profane, le sauvetage que l’abandon, la confusion que le calme, etc. Ici tout fusionne et tout est sans limites et en même temps si réduit...
Mais ils sont des maitres.
Des maitres dans l’art de vivre la vie mystique qui est la nôtre pour celui et celle qui acceptera de l’accueillir ainsi. Mais, espérer vivre que l’une des polarités de ses maitres de sagesse nous conduira toujours en erreur, car ils sont inséparables, tout comme la Source l’a toujours été de chacun de nous.

En cette saison des Poissons, acceptons ce que nous donne la vie de vivre, mais essayons aussi de faire ce que nous pouvons pour elle. Car ici dans ce signe, ce que l’on fait pour soi-même devient universel ; c’est notre part illimitée qui participe, prend, manifeste et se relie au Tout, en nageant dans l’océan de l’inconscient collectif.

Je vous souhaite une merveilleuse saison des Poissons, avec des synchronicités et signes qui vous feront encore plus ressentir la présence de l'infini en vous.

Merci.

Sofia 



(Ce texte était ma newsletter du mois de mars, à laquelle vous pouvez vous abonner gratuitement ici )


Le mois de Mars est là, la Nouvelle Année Astrologique pas très loin et Vénus va rétrograder ce mois-ci dans le ciel.

Savez-vous où sa rétrogradation aura lieu pour votre ascendant/signe solaire ?

Le projet Quintessence pour le mois de mars est maintenant disponible sur le site internet, si cela vous intéresse.

Ce mois-ci vous trouverez, comme toujours, une méditation de Pleine Lune, une fiche créative de Nouvelle Lune mais aussi les 12 audios mp3. 

Et celles-ci contiennent pour le mois de mars:

- La Pleine Lune du 12 en Vierge pour chaque signe
- La Nouvelle Lune du 28 en Bélier pour chaque signe
- La rétrogradation de Vénus en Bélier pour chaque signe

Vous pouvez l'acquérir sur le site internet en allant ici et puis je vous l'envoi dans les 24h après réception de votre règlement.

Je vous souhaite une belle lunaison et un très bon mois de mars.
Merci.
Sofia :)



image: "Inanna descend dans le monde souterrain"





"Il faut encore avoir du chaos en soi, pour pouvoir enfanter une étoile qui danse. "
-
Friedrich Nietzsche




Depuis la dernière Pleine Lune du 12 janvier dans le signe du Cancer, — cette Pleine Lune qui était remplie d’une énergie émotive, sensible et créatrice — nous sommes plongés dans cette phase décroissante du cycle lunaire et dans la fonction sentiment, car non seulement la Lune était en Cancer, mais Vénus également en Poissons où elle va très bientôt commencer un nouveau cycle (conjonction) avec Chiron. 

Nous sommes donc plongés dans l’énergie féminine, celle qui vient du dedans, celle qui se manifeste quand l’énergie Yang est trop forte, car il y a un principe philosophique introduit en psychologie analytique par Carl Jung qui s’appelle l’énantiodromie, cela signifie que, quand une énergie est à son pôle extrême elle devient son contraire. L’unique but de ce mécanisme étant la totalité, de retrouver un équilibre, mais tout excès s’autorégule par l’opposé ; un équilibre crée un déséquilibre et ainsi de suite.

D’une certaine manière, on peut aussi faire une brève analogie avec le principe de l’Ouroboros, le serpent qui se mord la queue — une perpétuelle répétition de l’expérience de la totalité.
Ou encore, voir cela dans le cycle immuable des saisons ; une éternelle transformation vers son opposé (été qui finira par se transformer en hiver, hiver en été, printemps en automne, automne en printemps).

Nous devrions tous nous rappeler l’importance de ce mécanisme — toute chose qui arrive à l’extrême tend à se transformer en son opposé — et ainsi de suite… même si dans nos vies personnelles il serait prudent de ne pas en arriver à ce stade inconscient de transformation, mais plutôt contacter l’opposé en amont, pour l’intégrer en toute conscience avant de nous transformer ou de voir se transformer ce que l’on a fait, etc en quelque chose que l’on n’a pas souhaité.

En ce qui concerne l’âme du monde par contre, nous voyons souvent cela arriver quand on retrace l’histoire et même si cela est douloureux, il s’est avéré que pas grand-chose ne peut éviter ce processus de l’opposition et du recommencement… Rien ne se régule sans opposition ! En revanche, j’ose penser que nous pouvons délimiter les étendues de ce processus, en devenant de plus en plus conscients de ces énergies qui sont à l’œuvre et surtout en ne niant pas leur existence, en nous. 

Dans le monde d'aujourd'hui, le trop plein d’une énergie patriarcale à l'agonie nous revient depuis les tréfonds d’une structure qui se croit encore debout, mais qui en réalité, est déjà moribonde, et qui finira, avec le temps, par générer un retournement. 

La « Marche des femmes » qui a eu lieu samedi un peu partout dans le monde est un signe de ces temps. L’énergie féminine contacte Pluton en Capricorne depuis 2008 ce qui fait que chaque contact nous invite à intégrer et à exprimer la transformation nécessaire des structures existantes et cela viendra, en partie, du pouvoir fécond et créateur du féminin.
Ajoutons à cela, Uranus et Jupiter en opposition cette année dans les signes qui symbolisent, entre autres, les énergies archétypales de l’identité et de l’union, de l’individualisme et de la justice et le scénario pour la recherche d’expansion de l’égalité, de l'inclusion, des droits humains et de la liberté est activé. 

Sans oublier bien sûr, le carré Uranus/Pluton qui domine le tout en coulisses et qui nous sert de miroir depuis leur conjonction dans les années 60. Dont nous vivons actuellement, et depuis 2011 le premier carré - la crise en action -.

D’autres "marches de femmes" ont eu lieu dans un passé pas si lointain et ni toutes se sont fait entendre. La différence avec celle-ci c’est que souvent, il faut qu’une chose se matérialise, que le symptôme soit ressenti et parfois même, qu’il se personnifie pour que l’on puisse vraiment voir et savoir comment agir contre ou en faveur de ce qui pourri caché depuis longtemps, et c’est cela qui commence à arriver en ce moment, avec les derniers développements géopolitiques mondiaux. 

Le symptôme s’est personnifié et le kairos (avec le carré Uranus/Pluton) s'est révélé, il s’agira maintenant et dans le futur d'intervenir à partir de cela. Tout en n'oubliant pas qu'une énergie poussée à son extrême deviendra l'opposée... 

Samedi dernier, au moment des marches, la Lune était en Scorpion en trigone à Vénus en Poissons ; l’union transformatrice des forces de la matrice. Vénus en Poissons continue à brasser les énergies créatives et spirituelles du collectif, de la masse, du Tout ; jamais une marche n’a été aussi créative en slogans, dessins, couleurs et diversité d’affiches et d’idées. La marche a également mis l’accent sur l’osmose entre le collectif et les minorités, entre le collectif et les causes peu considérées. 

Très bientôt, Vénus entrera en Bélier pour revenir plus tard en Poissons à nouveau, car oui, belle synchronicité de ces temps, nous sommes à quelques semaines de la rétrogradation de Vénus dans les signes du Bélier et Poissons justement : nous aurons maintenant la possibilité de contacter et de nous laisser contacter par l’énergie de la Shakti, source des énergies suprêmes.


La rétrogradation de Vénus commencera le 5 mars jusqu’au 16 avril — en Bélier et Poissons.

Merci.
Sofia



Si le coeur vous en dit, montez le son, fermez les yeux et dansez au son fusion de la Shatki...




Après le nouvel an calendrier arrive toujours la Nouvelle Année Astrologique. C'est le départ d'un nouveau cycle annuel basé sur le cycle de la vie et les saisons.
Depuis maintenant 2 ans, je vous propose ce e-cours en ligne. C'est un moment très apprécié par ceux et celles qui l'ont fait parce que cela permet de clôturer les énergies de l'année qui vient de se terminer, de lâcher-prise et de regarder déjà vers le renouvellement du cycle.

Le tout, en étant accompagné par les énergies archétypales des signes astrologiques parcourus par la Lune dans cette dernière lunaison annuelle. C'est le moment de transition d'une année astrologique à l'autre.

C'est une belle façon de nous connecter à nous mêmes et aux cycles qui nous entourent et qui nous façonnent, tout en intégrant certains archétypes astrologiques.

Si cela vous parle, je vous invite à lire cette page d'information, où vous trouverez tous les renseignements.

À bientôt.
Sofia :)





"Chaque fois que vous allez grandir, vous allez perdre quelque chose. Vous perdrez ce à quoi vous vous êtes accroché, ce qui vous a donné sécurité. Vous perdrez des habitudes avec lesquelles vous étiez à l’aise, vous perdrez la familiarité." 
James Hillman








Chaque planète et signe représente une partie de nous-mêmes, qu’elles soient observables par notre conscience ou qu’elles vivent cachées au plus profond de nos entrailles personnelles et collectives… elles sont toutes là, reliées à notre psyché.

Et lorsque l’une de ces parties se manifeste par une rétrogradation apparente, comme c’est le cas avec Mercure rétrograde à partir d’aujourd’hui pour les 3 semaines à venir, cela implique que notre partie symbolisée par Mercure (intellect, contacts, informations, mouvement…) demande plus d’attention consciente, car elle cherche à intégrer ce qui ne l’a pas encore été. Quand cela a lieu dans le territoire d’un signe de terre, comme c’est le cas maintenant avec cette rétrogradation de Mercure dans le signe du Capricorne, la matière, le tangible, le visible requiert une structuration.

Ce qui est bancal pourra, maintenant, devenir plus évident, et dû à sa conjonction à Pluton ce qui a été nié, refoulé ou tout simplement ignoré volontairement ou pas, aussi. 
Quelque part dans notre thème astral personnel nous avons tous le signe du Capricorne et dans ce secteur-là de nos vies, les énergies archétypales nous parlent de réalité, parce que parfois on s’y sent limité. Je compare l’énergie de Capricorne et de Saturne à la fonction du squelette dans notre corps ; si nous devions nous en séparer maintenant, nous n’aurions plus de forme. Nous en avons, donc, organiquement besoin. 

Mercure en rétrogradation dans le signe du Capricorne conjoint à Pluton, cherche à nous faire intégrer en approfondissant notre rapport aux limitations et aux structures sécuritaires qu’il nous faut traverser, démanteler et conscientiser pour qu’une nouvelle forme plus durable et mature y puisse voir le jour.
Il nous est nécessaire pendant cette période, d’écouter tout autant que nous souhaitons parler, de prendre le temps tout autant que nous sommes fébriles de voir le changement arriver, d’accepter de changer ce qui ne peut plus continuer… dans le territoire de Chronos, Dieu du Temps, les résultats sont rythmés par la régularité de nos pratiques quotidiennes dans la matière et rien d’autre ! 

Mais une fois ce principe intégré, des milliers d’ouvertures désintègreront nos autrefois appelées limitations, non pas pour reprendre la même réalité d’avant, non, mais pour accéder à une nouvelle expression de responsabilité et de sagesse personnelle et collective… et ce travail-là est un travail constant et le sera pour toujours, juste mis maintenant plus en avant parce que notre partie symbolisée par Mercure nous incite à la regarder en toute conscience, car cela s'appelle grandir.




Mercure rétrograde le 20/12 à 15° du Capricorne
Mercure reprend son mouvement direct le 09/01 à 28° du Sagittaire
Mercure sort de sa zone d’ombre le 28/01





La petite bibliothèque de Holistik Magazine grandit. Vous y trouverez les liens vers tous les livres qui ont été cités depuis le premier numéro mais aussi beaucoup d'autres vous sont proposés.

Les livres abordent différents sujets mais sont tous dans la même thématique d'expansion et croissance personnelle et collective. En passant par des témoignages, des livres pratiques, des oeuvres poétiques, des romans et des oeuvres philosophiques ou psychologiques, le choix s'élargit petit à petit.

Pour vous ou pour offrir, peut-être y trouverez-vous de l'inspiration :D

Belle journée,

Sofia 





L’énergie archétypale du Sagittaire, qui s’ouvre à nous maintenant, est le feu follet qui illumine les longues nuits de cette saison, c’est la décomposition de tout ce qui a fait son temps mélangé à la promesse d’une lumière à suivre, à chercher dans toute direction.

Et pour continuer notre évolution, nous avons à suivre cette lumière qui de tant irradier fini par brûler en nous, si nous ne lui portons pas l’attention nécessaire. Car l'enthousiasme nous grandit et nous rend tolérants, mais peut aussi parfois nous rendre arrogants ou dans certains cas fanatiques. La juste mesure est parfois difficile à trouver quand Jupiter règne en maitre.

Jupiter, Dieu de l’Olympe et de tous les Dieux, proclame la loi et dirige la vie des Dieux et des hommes. L’énergie archétypale de Sagittaire nous fait parcourir des vallées et des montagnes à la recherche de la prochaine jubilation à pister, pour se trouver, le plus souvent, insatisfait devant la demande modérée de la vie. 
Pour le Sagittaire, si la vie pouvait être une fête grandiose elle le serait pour toujours. Une fête où se côtoieraient toutes les richesses mentales et matérielles que le monde a à offrir. Et puis, finirait par arriver le moment de partir et de tout quitter pour la quête suprême et spirituelle de la foi, du sens et de la philosophie.
C’est cela aussi l’énergie archétypale du Sagittaire ; un constant passage d’un extrême à l’autre, d’une rive à l’autre. 

Le Sagittaire est une énergie mutable, donc adaptable et flexible. Mais aussi une énergie qui cache très souvent, derrière un éternel comportement excitant des blessures d’une noirceur scorpionienne. C’est à dire, profondes, intenses et parfois inavouables, des blessures qui sont là dans le but de faire avancer la quête spirituelle humaine dans son éternel questionnement de vérité. 

Nous avons tous cette énergie Sagittaire en nous, cette énergie qui nous pousse à ne pas rester là où nous sommes, qui nous pousse à nous détacher parfois du connu dans le but de comprendre les blessures personnelles ou collectives. 

Cette période de tous les excès qui s’ouvre à nous maintenant nous ramène chaque fois à ce qui brille, mais aussi à ce qui brûle. C’est la saison. Soit parce qu’il y a encore des quêtes non terminées qui continuent à briller en nous, soit parce qu’elles nous ont tant brûlés que nous avons fini par accepter de ne plus les suivre. 
Toutes ont contribué à définir notre vérité intérieure, notre loi philosophique et éthique qui nous aide à tenir, à avancer et à croitre chaque jour dans cette quête terrestre.


Si vous êtes dans l’hémisphère nord regardez les arbres maintenant, elles n’ont plus ou presque plus, de feuilles. Totalement débarrassées de ce qui pourrissait en elles, les voici prêtes à faire de la place à la croissance… ainsi va l’énergie archétypale du Sagittaire...

Je vous souhaite un merveilleux mois de décembre et de belles fêtes de fin d'année.
Merci.
Sofia 

Ps: Quintessence pour le mois de décembre est déjà disponible à la vente. Pour vous la procurer c'est par ici.
Mercure commence sa rétrogradation dès le 20 décembre et dans Quintessence décembre vous avez les secteurs où cette rétrogradation aura lieu, par signe.
La Nouvelle Lune Sagittaire est dans le projet Quintessence Novembre (la Nouvelle Lune a eu lieu le 29 novembre) encore disponible.


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"Quand les feuilles commencent à tomber ou quand les bourgeons se mettent à éclore, nous voilà projetés dans un lieu de transition, c’est-à-dire celui du changement.
La nature nous sert de miroir et donc de compréhension de ce que nous avons à assimiler pour vivre une vie en harmonie avec le Tout.

Ce que nous ne voyons pas, par contre, c’est la crise qui s’est développée à l’intérieur de l’arbre qui à l’Automne perd ses feuilles ou de la plante qui inlassablement au Printemps fleurit.

Nous sommes tous conditionnés à vivre le changement dans notre corps, dans notre vie, dans notre sève, dans nos racines.
Tout ce qui nait un jour doit suivre un cheminement de changements et métamorphoses. Et le changement commence par une crise, qu’elle soit imposée ou voulue, silencieuse ou bruyante, la valeur de la crise est celle de mener à la transition.

La crise arrive quand les repères sur lesquels nous nous sommes basés jusqu’à lors, ne nous conviennent plus, que l’on soit conscient de cela ou pas d’ailleurs.
Pour un arbre, cela peut sembler plus simple, car pour lui il n’y a pas de résistance ; il se laisse porter par le cycle naturel de la vie. 
Pour l’humanité, par contre, c’est une toute autre histoire.

Nous sommes des créatures d’habitudes et d’émotions, ce qui est en soi une force et une faiblesse, comme tout d’ailleurs dans la vie. Une force, parce que cela a permis à l’humanité d’avancer dans son chemin évolutif en cherchant à construire. Une faiblesse, parce que cela amène à résister en permanence contre des moulins à vent.
C’est pareil pour le changement ; une source d’émotion qui déstabilise, voire qui affaiblie au départ, mais qui nécessite une vue globale pour que l’on puisse apprécier ses cadeaux dans notre chemin de construction et ainsi l’intégrer comme une force une fois qu’il est accepté comme une habitude.

Ce n’est que, quand nous acceptons les deux parties d’un tout (force et faiblesse), sans chercher à vaincre, résister ou anéantir l’une des deux, que nous pouvons alors trouver la paix dans le rythme même de la vie.
Uranus, planète des changements, libération et de l’individuation de soi, nous apprend cela. 


Ouranos, Dieu du Ciel, fils de Gaia, Terre-mère mais aussi marié à celle-ci, ont eu de nombreux enfants, pour la plupart des Cyclopes, Titans et Géants (mais aussi Chronos, c’est à dire, Saturne), que Ouranos trouvait laids et imparfaits, les renvoyant à chaque fois dans les entrailles de la Terre (Gaia) dans le monde souterrain. Gaia épuisée de tant de chaos et devenue trop grande de ses enfants, fait appel à eux pour tuer leur père. C’est Saturne qui tuera Ouranos et reprendra le pouvoir, avant que Zeus (Jupiter), son fils, ne lui retire plus tard…

Uranus est aussi l’octave supérieure de Mercure (tout comme Neptune est l’octave supérieure de Vénus et Pluton l’octave supérieure de Mars), il symbolise la création des idées poussées à son paroxysme (collectif et personnel), au-delà de ce que peut représenter Mercure et le monde des idées et du mouvement. Ici, Uranus est rattaché à la mythologie de Prométhée. 
Prométhée, un Titan, petit-fils d’Ouranos, qui formera à partir d’argile la forme humaine et donnera à l’Humanité l’étincelle divine volée, qui deviendra l’esprit humain et sa capacité à engendrer de nouvelles formes d’expression et de création. Ceci va lui attirer la haine de Jupiter qui le condamna à une peine de 30 mille ans pour avoir créé les hommes et les femmes et avoir volé le feu sacré.

En tant qu’Ouranos dans la mythologie grecque, Uranus représente le chaos, la révolution, les changements brusques. En tant qu’octave supérieure du monde des idées Mercuriènnes, et du mythe de Prométhée, il représente l’éveil, l’innovation, l’autonomie dans la co-création, la crise qui amène à la libération ; l’individuation de l’être.

En astrologie, le changement est donc symbolisé par Uranus, la métamorphose par Pluton. Avant d’arriver à Pluton et à sa métamorphose, nous devons passer tout d’abord par la crise des idées (intérieure ou extérieure) qui amènera à la transition pour envisager ensuite la transformation.

Car la différence entre changement et métamorphose, c’est que, avec le changement (Uranus) tout est encore bancal, l’éveil se fait, mais nous pouvons (parfois) revenir dessus ou le façonner pour donner une forme à l’étincelle révélatrice. Mais nous ne pourrons plus revenir sur le fond ; quand l’éveil intérieur se fait… on sait que l’on ne pourra plus revenir en arrière de la même manière et tout reprendre « comme avant ».

Avec la métamorphose (Pluton) tout est définitif, c’est un changement radical qui a mis son temps, mais sur lequel il nous est impossible d’y revenir : un adulte ne peut pas redevenir un enfant, tout comme un arbre ne peut pas redevenir un jeune arbre.

Mais ce que nous enseigne la nature lorsqu’arrive le changement des saisons, c’est que l’arbre va perdre ses feuilles à l’automne pour les regagner au Printemps, et de la même façon l’humanité doit comprendre et trouver un apaisement avec les changements qui s’opèrent en elle et autour d’elle.

Tout comporte en son intérieur le négatif et le positif, le superflu et l’essentiel, c’est la façon dont nous allons nous focaliser sur l’un ou l’autre en acceptant que chacune des parties à quelque chose à nous dire de nous et de notre relation au monde, qui fera la différence dans la co-création avec l’Univers.

Le changement comme le disent si bien les bouddhistes, c’est l’état d’impermanence ; rien ne reste à l’état dans lequel il a vu le jour. Que ce soit un arbre, une personne ou un stylo.

Uranus en transit met 84 ans pour parcourir l’entièreté de nos thèmes, c’est à dire, pour revenir au même endroit où il était le jour de notre naissance. Par moments, durant ce cycle-là, il va interagir avec les autres planètes dans le ciel, mais aussi avec les planètes et points de notre thème, nous éveillant à chaque fois à devenir nous-mêmes, à aller découvrir l’étincelle divine qui sommeille en chacun de nous. 

Oui, parfois brusquement et radicalement (quand en dialogue avec une autre planète personnelle ou transpersonelle comme Pluton ces dernières années, par exemple) surtout quand nos cycles personnels s’entrelacent avec les cycles naturels de la Terre et de l’Humanité (catastrophes naturelles ou engendrées par l’Homme) pour tisser l’évolution collective. 
Les exemples font légion : les guerres et tsunamis ne sont que deux exemples qui ont amené, hélas au dépend d’innocents, l’Homme à apprendre (plus tard) et à vouloir perfectionner de son esprit créateur innovant ce qui pourrait améliorer la condition humaine pour que de tels drames n’interviennent plus… mais nous le savons aussi, malheureusement, que la mémoire de l’Homme est courte… 

Au cours d’un cycle Uranien, nous avons des périodes qui sont des périodes clés de changement pour tout être humain au niveau personnel et ces périodes-là sont indiquées dans nos thèmes natals. 
Que cela soit une transition attendue ou un changement douloureux et profond, tout dépend aussi de comment avons-nous vécu avant: quelles ont était nos valeurs et croyances, notre éducation, avec quelle ouverture avons-nous abordé les transitions et les opportunités de micro-éveils tout au long de la vie, avons-nous été dans le déni, quelle est notre volonté à vouloir nous remettre en cause sans cesse, quelle est notre relation à nos ombres et nos histoires passées, etc. 

À ce moment-là (au début de la quarantaine) quand Uranus en transit se place en face de notre Uranus natal, quelque chose se produit : pour certains un éveil radical (juste avant Pluton en transit se place au carré de notre Pluton natal), pour d’autres un changement plus simple, mais dans une totale libération de ce qu’a pu être « la vie d’avant », pour d’autres encore cela pourra être un éveil confus qui va commencer à se mettre en place plus tard (au moment du retour de Chiron ou au 2ème retour de Saturne). Mais pour beaucoup le point commun reste le besoin de faire imploser la pression, parfois à n’importe quel prix.

Uranus et le changement symbolisent le nouvel ordre des choses, c’est la révolution qui pousse à faire de la place à l’intérieur et à l’extérieur, pour enfin renaitre à soi-même ; résister au changement ou vivre dans l’impatience de ce qui adviendra, ne servira à rien. 

Car si l’on revient aux saisons ; ces livres restés ouverts pour qui souhaitera les lire. Une feuille d’arbre qui tombe c’est en langage humain une relation, une croyance, un emploi ou tout simplement un désir qui a fait son temps ou une maladie qui vient nous « rappeler de vivre ». Quand l’une de ces « feuilles » se met à tomber de notre « arbre-corps », il nous faut, tout comme l’arbre de nos forêts, ne pas résister, et puis travailler avec les émotions que cela éveille en nous et chercher à aller de l’avant… en son temps. 

C’est vrai que l’on ne pourra plus coller la « feuille » manquante, mais l’on pourra toujours faire naitre une nouvelle, bien saine, au Printemps suivant."

Sofia Barao




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- photos par Sofia Barao